mercredi 27 juillet 2011

Le pêcheur de feuilles








Le métier de pêcheur n'est pas toujours facile et, sans un peu de chance, il arrive que ces travailleurs de la mer ne soient guère payés de leur peine. Ainsi, un brave père de famille de la côte Adriatique, proche de la pointe de Samana, avait-il bien du mal à nourrir ses cinq enfants. Jamais la pêche n'était vraiment abondante, et il arriva même un moment où il resta dix jours sans prendre le moindre poisson.
"Tout cela est très injuste, disaient les gens de son village, car il est le plus travailleur et il connaît son métier mieux que personne."
On le plaignait beaucoup, mais, comme tout le monde était pauvre, personne ne se trouvait en mesure de lui venir en aide. Ses enfants avaient faim, et sa femme qui n'était pas très solide ne pouvait que laver un peu de linge pour gagner de quoi acheter du pain.
Le brave homme eût bien fait un autre métier, mais il ne trouvait pas d'embauche. Et puis, parce qu'il aimait la mer, il espérait toujours qu'elle finirait par se montrer généreuse avec lui.
Un jour que le Roi passait par là, il entendit les enfants qui criaient famine. Il se renseigna, on lui dit combien ce pêcheur fort méritant jouait de malchance, et ce roi riche et bon décida de l'aider.
"Je veux faire quelque chose pour toi, lui dit-il, mais je tiens absolument à ce que tu restes pêcheur. Tu vas continuer ton métier et, chaque fois que tu apporteras quelque chose dans ton filet, tu viendras l'apporter sur le plateau de ma balance. Dans l'autre plateau, je mettrai le même poids en sequins d'or, et cet or sera pour toi."
De nouveau plein de courage et d'espérance, le pêcheur reprit la mer. Trois jours passèrent, trois jours et trois nuits sans une minute de repos. Trois jours et trois nuits à ramer, à lancer son filet, à le ramener sans qu'il vît l'ombre d'un poisson.
"Je suis maudit ! se lamentait-il. Nous mourrons tous de faim."
Le pêcheur épuisé rentra au port, mais avant d'amarrer sa barque, il lança son filet une dernière fois. Lorsqu'il le retira, il n'y trouva qu'une feuille de chêne déjà bien abîmée par l'eau salée. Il allait la jeter lorsqu'un camarade lui dit :
"Que risques-tu à la porter au Roi ? il n'a pas parlé de poisson, il t'a dit de lui porter tout ce que te ramènera ton filet.
- Il va croire que je me moque de lui, et peut-être même me fera-t-il jeter en prison ?



- Non, il ne le fera pas. C'est un bon roi. Et je suis tout disposé à témoigner que tu as bien pêché cette feuille."
Le pêcheur était tellement désespéré qu'il mit la feuille dans sa poche et prit le chemin du palais royal.
Lorsque le roi le vit arriver avec sa prise, il se mit à rire.
"Mon pauvre ami, fit-il, cette feuille est si légère qu'elle ne fera même pas bouger d'un cheveu le fléau de ma balance. Mais enfin, puisque tu es venu jusque-là, tentons tout de même l'expérience."
Le pêcheur posa sa feuille sur le plateau qui tomba comme si on l'eût chargé de plomb. Et le trésorier du roi commença de poser des sequins sur l'autre plateau. A haute voix, un secrétaire comptait.
"Un sequin, deux sequins, trois sequins..."
La balance ne bougeait toujours pas. Et il fallut soixante sequins pour faire monter enfin le plateau où se trouvait la feuille.
Le pêcheur s'en alla avec les pièces et le roi, qui n'en revenait pas, garda la feuille. Tous les savants du royaume furent invités au palais où ils demeurèrent longtemps à examiner cette feuille de chêne si étrange. Ils se livrèrent à toutes les analyses que la science pouvait permettre et, en fin de compte, ils furent bien obligés de reconnaître que cette feuille n'avait d'autre particularité que son poids.
Bien entendu, le pêcheur que l'on soupçonnait de magie fut interrogé, mais les enquêteurs, qui étaient des juges honnêtes, déclarèrent qu'il était beaucoup trop naïf pour être magicien.
Lui-même ne savait rien. Il ne pouvait rien savoir, car il n'avait pas assez de mémoire pour se souvenir des moindres détails de sa vie d'enfant.
C'était pourtant dans sa plus tendre enfance que dormait le secret de cette feuille. Car le pêcheur n'avait guère que trois ou quatre ans lorsqu'un laboureur, voisin de son père, avait déraciné et jeté sur le chemin un jeune chêne né en bordure de son champ. L'enfant l'avait ramassé ce tout petit arbre et l'avait planté en un endroit où personne ne cultivait le sol. Reconnaissant, le chêne, qui avait grandi en toute liberté, avait saisi cette occasion de remercier celui à qui il devait la vie.
Et sans doute parce qu'il détenait le pouvoir de conjurer le mauvais sort, il s'arrangea pour que le pêcheur ne retire plus jamais de l'eau un filet vide.

D'après les Légendes de la mer de B. Clavel, Ed. Hachette 




mardi 26 juillet 2011

Bonne humeur






Mon père m'a fait hériter ce que l'on peut hériter de mieux : ma bonne humeur. Qui était-il, mon père ? Ceci n'avait sans doute rien à voir avec sa bonne humeur ! Il était vif et jovial, grassouillet et rondouillard, et son aspect extérieur ainsi que son for intérieur étaient en parfait désaccord avec sa profession. Quelle était donc sa profession, sa situation ? Vous allez comprendre que si je l'avais écrit et imprimé tout au début, il est fort probable que la plupart des lecteurs auraient reposé mon livre après l'avoir appris, en disant : " C'est horrible, je ne peux pas lire cela !" Et pourtant, mon père n'était pas un bourreau ou un valet de bourreau, bien au contraire ! Sa profession le mettait parfois à la tête de la plus haute noblesse de ce monde, et il s'y trouvait d'ailleurs de plein droit et parfaitement à sa place. Il fallait qu'il soit toujours devant - devant l'évêque, devant les princes et les comtes ... et il y était. Mon père était cocher de corbillard ! 
Voilà, je l'ai dit. Mais écoutez la suite : les gens qui voyaient mon père, haut perché sur son siège de cocher de cette diligence de la mort, avec son manteau noir qui lui descendait jusqu'aux pieds et son tricorne à franges noires, et qui voyaient ensuite son visage rond, et souriant, qui ressemblait à un soleil dessiné, ne pensaient plus ni au chagrin, ni à la tombe, car son visage disait : " Ce n'est rien, cela ira beaucoup mieux que vous ne le pensez ! " 
C'est de lui que me vient cette habitude d'aller régulièrement au cimetière. C'est une promenade gaie, à condition que vous y alliez la joie dans le cœur - et puis je suis, comme mon père l'avait été, abonné au Courrier royal 
Je ne suis plus très jeune. Je n'ai ni femme, ni enfants, ni bibliothèque mais, comme je viens de le dire, je suis abonné au Courrier royal et cela me suffit. C'est pour moi le meilleur journal, comme il l'était aussi pour mon père. Il est très utile et salutaire car il y a tout ce qu'on a besoin de savoir : qui prêche dans telle église, qui sermonne dans tel livre, où l'on peut trouver une maison, une domestique, des vêtements et des vivres, les choses que l'on met à prix, mais aussi les têtes. Et puis, on y lit beaucoup à propos des bonnes œuvres et il y a tant de petites poésies anodines ! On y parle également des mariages et de qui accepte ou n'accepte pas de rendez-vous. Tout y est si simple et si naturel ! Le Courrier royal vous garantit une vie heureuse et de belles funérailles ! A la fin de votre vie, vous avez tant de papier que vous pouvez vous en faire un lit douillet, si vous n'avez pas envie de dormir sur le plancher. 
La lecture du Courrier royal et les promenades au cimetière enchantent mon âme plus que n'importe quoi d'autre et renforcent mieux que tout ma bonne humeur. Tout le monde peut se promener, avec les yeux, dans le Courrier royal, mais venez avec moi au cimetière ! Allons-y maintenant, tant que le soleil brille et que les arbres sont verts. Promenons-nous entre les pierres tombales ! Elles sont toutes comme des livres, avec leur page de couverture pour que l'on puisse lire le titre qui vous apprendra de quoi le livre va vous parler ; et pourtant il ne vous dira rien. Mais moi, j'en sais un peu plus, grâce à mon père mais aussi grâce à moi. C'est dans mon "Livre" des tombes ; je l'ai écrit moi-même pour instruire et pour amuser. Vous y trouverez tous les morts, et d'autres encore ... 
Nous voici au cimetière. 
Derrière cette petite clôture peinte en blanc, il y avait jadis un rosier. Il n'est plus là depuis longtemps, mais le lierre provenant de la tombe voisine a rampé jusqu'ici pour égayer un peu l'endroit. Ci-gît un homme très malheureux. Il vivait bien, de son vivant, car il avait réussi et avait une très bonne paie et même un peu plus, mais il prenait le monde, c'est-à-dire l'art trop au sérieux. Le soir, il allait au théâtre et s'en réjouissait à l'avance, mais il devenait furieux, par exemple, aussitôt qu'un éclairagiste illuminait un peu plus une face de la lune plutôt que l'autre ou qu'une frise pendait devant le décor et non pas derrière le décor, ou lorsqu'il y voyait un palmier dans Amager, un cactus dans le Tyrol ou un hêtre dans le nord de la Norvège, au-delà du cercle polaire ! Comme si cela avait de l'importance ! Qui pense à cela ? Ce n'est qu'une comédie, on y va pour s'amuser ! ... Le public applaudissait trop, ou trop peu. "Du bois humide, marmonnait-il, il ne va pas s'enflammer ce soir. " Puis, il se retournait, pour voir qui étaient ces gens-là. Et il entendait tout de suite qu'ils ne riaient pas au bon moment et qu'ils riaient en revanche là où il ne le fallait pas ; tout cela le tourmentait au point de le rendre malheureux. Et maintenant, il est mort.








 
Ici repose un homme très heureux, ou plus précisément un homme d'origine noble. C'était d'ailleurs son plus grand atout, sans cela il n'aurait été personne. La nature sage fait si bien les choses que cela fait plaisir à voir. Il portait des chaussures brodées devant et derrière et vivait dans de beaux appartements. Il faisait penser au précieux cordon de sonnette brodé de perles avec lequel on sonnait les domestiques et qui est prolongé par une bonne corde bien solide qui, elle, fait tout le travail. Lui aussi avait une bonne corde solide, en la personne de son adjoint qui faisait tout à sa place, et le fait d'ailleurs toujours, pour un autre cordon de sonnette brodé, tout neuf. Tout est conçu avec tant de sagesse que l'on peut vraiment se réjouir de la vie. 
Et ici repose l'homme qui a vécu soixante-sept ans et qui, pendant tout ce temps, n'a pensé qu'à une chose : trouver une belle et nouvelle idée. Il ne vivait que pour cela et un jour, en effet, il l'a eue, ou du moins, il l'a cru. Ceci l'a mis dans une telle joie qu'il en est mort. Il est mort de joie d'avoir trouvé la bonne idée. Personne ne l'a appris et personne n'en a profité ! Je pense que même dans sa tombe, son idée ne le laisse pas reposer en paix. Car, imaginez un instant qu'il s'agisse d'une idée qu'il faut exprimer lors du déjeuner pour qu'elle soit vraiment efficace, alors que lui, en tant que défunt, ne peut, selon une opinion généralement répandue, apparaître qu'à minuit : son idée, à ce moment-là risque de ne pas être bien venue, ne fera rire personne et lui, il n'aura plus qu'à retourner dans sa tombe avec sa belle idée. Oui, c'est une tombe bien triste. 
Ici repose une femme très avare. De son vivant elle se levait la nuit pour miauler afin que ses voisins pensent qu'elle avait un chat. Elle était vraiment avare ! 
Ici repose une demoiselle de bonne famille. Chaque fois qu'elle se trouvait en société, il fallait qu'elle parle de son talent de chanteuse et lorsqu'on avait réussi à la convaincre de chanter, elle commençait par : "Mi manca la voce !", ce qui veut dire : "Je n'ai aucune voix ". Ce fut la seule vérité de sa vie. 
Ici repose une fille d'un genre différent ! Lorsque le cœur se met à piailler comme un canari, la raison se bouche les oreilles. La belle jeune fille était toujours illuminée de l'auréole du mariage, mais le sien n'a jamais eu lieu ... ! 
Ici repose une veuve qui avait le chant du cygne sur les lèvres et de la bile de chouette dans le cœur. Elle rendait visite aux familles pour y pêcher tous leurs péchés, exactement comme l'ami de l'ordre dénonçait son prochain. 
Ici c'est un caveau familial. C'était une famille très unie et chacun croyait tout ce que l'autre disait, à tel point que si le monde entier et les journaux disaient: "C'est ainsi !" et si le fils, rentrant de l'école, déclarait : " Moi, je l'ai entendu ainsi ", c'était lui qui avait raison parce qu'il faisait partie de la famille. Et si dans cette famille il arrivait que le coq chantait à minuit, c'était le matin, même si le veilleur de nuit et toutes les horloges de la ville annonçaient minuit. 
Le grand Goethe termine son Faust en écrivant que cette histoire pouvait avoir une suite. On peut dire la même chose de notre promenade dans le cimetière. Je viens souvent ici. Lorsque l'un de mes amis ou ennemis fait de ma vie un enfer, je viens ici, je trouve un joli endroit gazonné et je le voue à celui ou à celle que j'aurais envie d'enterrer. Et je l'enterre aussitôt. Ils sont là, morts et impuissants, jusqu'à ce qu'ils reviennent à la vie, renouvelés et meilleurs. J'inscris leur vie, telle que je l'ai vue moi, dans mon " Livre " des tombes. Chacun devrait faire ainsi et au lieu de se morfondre, enterrer bel et bien celui qui vous met des bâtons dans les roues. Je recommande de garder sa bonne humeur et de lire le Courrier royal, journal d'ailleurs écrit par le peuple lui-même, même si, pour certains, quelqu'un d'autre guide la plume. 
Lorsque mon temps sera venu et que l'on m'aura enterré dans une tombe avec l'histoire de ma vie, mettez sur elle cette inscription : "Bonne humeur. "
C'est mon histoire.







vendredi 22 juillet 2011

La légende des fées







Les Fées sont un mélange de créatures grecques et celtiques en latin le terme "Fée" veut "fait" au "destin". En effet, les Fées sont capables de modifier le destin, de voler et ont d'autres pouvoirs surnaturels. 

On les surnommes "Esprit de la Nature", ce n'est pas ursupé. en effet, les Fées s'occupent des plantes et des fleurs de la forêt.

J'ai lu, il a longtemps, que les Fées étaient en fait des messagers importants nécessaires entre les trois différents peuples: aquatiques, aériens et terrains. Ces petites créatures malicieuses sont aussi trés farceuses mais timides et minuscules.

Elles se cachent tout le temps; rares sont ceux qui ont pu ne serait-ce qu'entre aperçevoir leurs ailes lumineuses, il faut pour cela accomplir un rite long et compliqué, mais là encore, les chances sont minces.

Comme leurs cousins Lutins et Farfadets, les fées sont très taquines et aiment la plaisenterie. Elles sont très attachées aux petits enfants et ne se montrent qu'à eux car leurs âmes sont encore pures et innocentes aux pêchés des hommes.

Il existerait 4 sortes de Fées différentes. Elles correspondent en fait aux 4 saisons, il y a ainsi les Fées de l'Hiver, celles de l'automne, celles du Printemps et celles de l'été, elles auraient toutes une saison propre à elles.

Mais les Fées ne sont pas toutes des gentilles créatures certaines Fées sont maléfiques, neutres ou partagées, c'est-à-dire que tantôt elles sont douces, tantôt diaboliques, ont les appelles alors "Feys".




Voici des Fées célèbres:
- Morgane la Fey,
- Viviane, Dame du Lac (Avalon),
- Mélusine, patronne de la maison de Lusignan,
- Banshee, protéctrice des Fitz-Gérald,
- La dame Blanche, dévoreuse d'enfants,
- Urgèle.

Lorsque les Fées entament leur dance nocturne, c'est un spectacle magnifique qui renferme un piège sournois et mortel, il faut se méfier et ne pas se laisser emporter par leur ensorcelante musique, car une fois entrée dans la ronde impossible d'en sortir, et vous êtes condamnés à suivre leur dance jusqu'à l'épuisement.

Cependant vous avez une chance, une toute petite néanmoins, d'être sauvé. Il faut qu'un ami passe par là, qu'il ne se laisse pas envoûté, comme vous, qu'il pose un pied dans la ronde et laisse son pied en-dehors, puis qu'ils vous retire de force de la danse des fées lorsque vous passez devant lui.



jeudi 21 juillet 2011

La légende d'Alice









Il était une fois une fille qui se prénommait Alice. Alice possédait une force extraordinaire, elle avait le pouvoir de changer des choses en ce quelle voulait, elle détenait une incroyable beauté dont les hommes étaient fous amoureux et les femmes extrêmement jalouses. Mais elle avait aussi un défaut, ce défaut était que ces magnifiques cheveux blonds s'emparaient de tout se qui était à leur portés, que ce soit une chose ou une personne. c'est pour cela quelle ne devait plus remettre les pieds dans une ville, un pays ou encore un continent . Elle avait fait appel à une magicienne capable de la transformer en poisson, depuis elle vivait sous l'eau.



Un jour se promenant un peu trop loin de chez elle, elle se retrouvât dans un filet. Le pêcheur trouvait ce poisson très beau, il décida de ne pas le vendre et de le garder. Le lendemain c'était l'anniversaire de son fils, le pêcheur qui était si pauvre n'avait rien à lui offrir. A l'instant ou il allait partir, il vit le poisson nager dans le récipient en terre ou il l'avait mis, il décida de l'offrir à son fils. Son fils s'appelait Jean, il avait bon coeur et il fut très content de son cadeau. Après avoir bavardé devant une bouteille de cidre, son père s'en alla, mais avant de franchir la porte, il rappela à Jean qu'il fallait qu'il trouve une femme et qu'il fonde une famille. Le jeune homme promit à son père que dans quatre semaines il en aurait trouver une.
Deux jours plus tard, il remarqua que son poisson avait mauvaise mine, alors il décida de le relâcher en mer. Le soir même, il prit la petite barque de son père et s'en alla vers le large en pleine nuit. Mais soudain le vent se mit à souffler, à souffler très fort et la petite barque se renversa. Jean ne savait pas nager et il crut que sa dernière heure était arrivée. Quand, surgissant de nulle part une jeune fille le prit par son poignet et le tira jusqu'à la berge et elle attendit qu'il se réveille.
Quand il ouvrit les yeux et qu'il vit la jeune fille il prit peur, mais Alice lui expliqua son histoire et quand elle eut fini il ne la craignait plus. De but en blanc, une queue de poisson remplaça les jambes de la fille.
Elle le reprit par le poignet et l'entraîna dans l'eau. Tout à coup, un château de coquillage se dressa devant lui, il était émerveillé. Alice l'invita à entrer. A l'intérieur c'était encore plus merveilleux : elle poussa une porte et ils se retrouvèrent dans une grande pièce ou se trouvait aussi un homme assis sur un trône : "c'est mon père " dit Alice à Jean.
Jean se tourna vers l'homme dont parlait Alice et il vit qu'il lui faisait signe d'avancer, alors il obéit et il avança. Quand il se retrouva à la hauteur du père d'Alice, il s'inclina, et il vit qu'une couronne en or ornait sa tête, il comprit donc que c'était un roi et qu'Alice était une princesse puisqu'elle était la fille du roi. Jean se relevât mais toujours en laissant sa tête légèrement inclinée vers le bas.
Il demanda au roi la main de sa fille. Le roi soudain devint embarrassé, il regarda Alice puis Jean et d'un air grave il dit à Jean : " je ne peux pas te la donner , je l'ai promis à quelqu'un d'autre " 
Après cette réponse, Jean sentit la colère monter en lui mais il se retint et s'en alla sans même dire un adieu. Quant à Alice, elle qui ne savait pas quelle était fiancée et bientôt mariée, elle s'évanouit. On la transporta dans sa chambre et depuis elle n'en sortait plus.


Jean quant à lui essayait de l'oublier, alors il aidait sa mère à la boutique. Un jour, ils eurent la visite d'un assez grand homme accompagné d'une très belle jeune fille. Jean en tomba tout de suite amoureux, et il en oublia Alice. Sa mère voyant cela fut bien contente qu'il aime enfin une fille et elle proposa à l'homme qui accompagnait la jeune fille de faire le mariage dans deux mois, car l'homme avait aussi comprit.




La jeune fille s'appelait Marina, elle avait dix-huit ans, elle était d'une grande beauté mais son coeur renfermait la méchanceté et Jean ne s'en apercevait pas . 
Alice quant à elle, était promise au frère de Marina, qui n'était pas plus gentil que sa soeur . 
Un jour d'été, Jean décida d'aller pêcher. Mais quand il fut au large, il aperçut au loin un petit poisson couleur or qui barbotait à la surface . Jean comprit tout de suite qu'il s'agissait d'Alice. Il nageât le plus vite qu' il pût jusqu'à elle, mais en vain, elle s'éloignait. Soudain, il fut aspiré vers le fond de l'océan. Il se retrouva devant le palais d'Alice qui semblait abandonné.


Il entra et il traversa tout les couloirs qu'il avait déjà traversé en compagnie d'Alice, mais là , il n'eut pas la même sensation de grandeur et de beauté , tout était calme, triste, sombre ...
Mais soudain, il entendit des rires qui venait du jardin. Il se précipita pour voir ce qu'il se passait et il vit Alice en robe blanche assise à coté d'un beau jeune homme qui lui tenait la main. Ils étaient à table avec d'autres personnes que Jean ne connaissait pas. Il devina que le jeune homme était le fiancé et même peut-être, mari d'Alice. 
Cela le mit hors de lui et il déboula en trombe parmi les invités. Quand il arriva à la table d'Alice, il la prit par le poignet et ils remontèrent à la surface. Alice pensait qu'il était parti dans un autre pays. Mais non, il était là bien vivant la regardant de ses beaux yeux bleus. Jean l'emmena jusqu'à la plage, mais là il redécouvrit avec stupeur quelle avait une queue de poisson. Alice voyant son mécontentement, lui dit : 
- Je connais une magicienne - sorcière , qui pourra me l'ôter. 
Jean alla chercher chez lui des draps et il mit Alice dessus , comme ça il pourrait la porter. Peu après, ils se retrouvèrent devant une grande porte noire...


Après un temps d'hésitation, ils entrèrent. Un long couloir se dressait devant eux , il était sombre, des toiles d'araignées pendaient sur les murs du couloir. Ils commencèrent à marcher . 
Une heure plus tard, ils arrivèrent devant une pièce qui était dans le même état que le couloir. Une vieille dame, vêtu de noir, les cheveux en bataille, le teint blanc, les yeux livides, les regardait tout en marmonnant. Alice et Jean, effrayés, n'osaient plus bouger.


Après les avoir examinés, la vieille femme leur dit : 
- Bonjour! entrez donc, je suppose que vous avez besoin de mes dons magiques. 
Alice décida de parler la première et elle dit : 
- Pouvez me mettre des jambes à la place de cette queue de poisson ? 
La sorcière lui répondit : 
- Non ! mais par contre je peux donner une queue de poisson à ton mari.


Jean accepta, et il se retrouvèrent tous les deux sur la plage et Jean en baissant la tête vit qu'il avait une queue de poisson , mais cela ne l'étonna pas. 
Ils plongèrent dans la mer. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans le jardin impérial.


Mais dès que le roi aperçu Alice, il se mit dans une grande colère ; il l'attrapa par le bras, et alla l' enfermer dans sa chambre. Quant à Jean, le roi l'enferma dans un cachot ... les oubliettes.
Un an plus tard ...
Le roi était gravement malade. Ses sujets avaient fait appel à tout les médecins du monde, mais en vain ... 
Quant à Alice, son père ne voulait plus la voir, il l'avait fait rejoindre Jean, dans les oubliettes. 
Mais un jour, Jean demanda à un garde : 
- J'aimerais voir le roi ! J'ai su qu'il était malade. J'ai quelques diplômes de médecine. 
Le garde lui répondit qu'il allait voir le roi pour lui demander une audience une demi-heure plus tard ... 
le garde revint essoufflé, et il lui dit : 
Le roi veut bien vous accorder une dernière chance d'être libre, suivez moi. 
Quelques instants plus tard , ils entrèrent dans une grande chambre blanche, c'était la chambre du roi quand il était malade. Jean s'approcha et dit au roi : 
Malgré tout ce que vous m'avez fait subir, je vais essayer de vous guérir. 
Et il sortit de sa poche un petit flacon qui renfermait un sirop bleu. Il dit au roi de le boire et le souverain s' exécuta. Puis, Jean ajouta : 
Maintenant, il faut que vous attendiez jusqu'à demain matin et, il se retira.


Le lendemain matin ... 
Jean avait dormi une fois de plus dans le froid en compagnie d'Alice en espérant que son sirop marcherait. Puis, ce fut l'heure du pain sec et de l' eau ; mais à la place du garde habituel, le roi en personne vint les inviter à déjeuner en sa compagnie. 
Jean était fou de joie !


Plus tard... Après avoir mille fois remercié Jean, le roi proposa un dimanche pour fêter les noces. Alice regarda Jean et Jean regarda Alice dans le blanc des yeux .
Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants














La création du monde





Il y a très, très longtemps, au tout début du premier commencement, un lézard et un oeuf ont eu envie de manger du raisin. Ils partent donc dans la brousse et cherchent un beau raisinier (arbre à petits fruits rouges et sucrés). Ils cherchent beaucoup, ils cherchent longtemps et finissent par trouver un beau raisinier chargé de fruits. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le lézard est dans les branches. L’œuf, lui, a du mal. Il essaye de grimper mais il n’y arrive pas. Le lézard descend alors et l’aide. Il soulève l’œuf et le pose par derrière. Il pousse, il pousse et réussit enfin à le hisser dans les branches. Et là, tous les deux se mettent à manger du raisin. Ils en mangent tant et tant qu’ils en ont plein la panse, ils ne peuvent plus avaler un seul grain. Ils décident de redescendre. L’œuf a du mal, il roule, il glisse. Il crie au lézard qui est déjà en bas depuis un moment :
- Fais-moi un tas de terre molle et de feuilles au pied de l’arbre, comme ça si je tombe, je ne me casserai pas !
Le lézard fait comme son ami le lui a demandé, un tas de terre et de feuilles mais il glisse, au beau milieu, une grosse pierre. L’œuf tombe et se casse en mille morceaux. Le lézard se met à rire, il rit comme un fou, quand une herbe coupante vient lui trancher le cou ! Plus de lézard ! L’herbe coupante se met à rire, elle éclate de rire quand un feu la brûle. Plus d’herbe ! Le feu se met, à son tour à rire, il hurle de rire quand l’eau vient l’éteindre. Plus de feu ! L’eau se met à rire, elle rit aux larmes quand les animaux sauvages viennent la boire. Plus d’eau ! Les animaux sauvages se mettent alors à rire, ils rient à gorge déployée quand les chasseurs viennent les tuer. Plus d’animaux sauvages ! Ce sont les chasseurs qui rient maintenant. Ils rient de toutes leurs dents quand la mort vient les tuer. Plus de chasseurs ! C’est au tour de la mort de rire, elle s’étouffe de rire quand la vie vient la foudroyer. Plus de mort ! La vie ne peut pas s’empêcher de rire, elle rit de bon cœur quand Dieu vient la détruire. Plus de vie ! Le monde, lui-même, est anéanti. Dieu est très sérieux. Il n’a pas ri, ni même souri. Et quand le vieux monde est complètement anéanti, Dieu crée un nouveau monde, celui-là même où l’on vit, vous et moi, aujourd’hui, ici.
Cela s’est passé comme ça, et pas autrement.
d’après "Le cycle de la vie ou comment le monde fut créé"






dimanche 17 juillet 2011

Bienvenue dans l'Ivresse du Bonheur








Ton regard me transperça comme une flèche de rose,

Envoyée par un ange aussi magistral qu'un rayon de soleil.

Ton souffle me projeta dans les nuages comme une brise,
Aussi violente qu'une puissante caresse de millions de pétales.

Ta voix me fit basculé dans les ténèbres du fantasme,
M’enivrant de la musicalité de tes sons irréels.

Si l'amour devait avoir un visage, tu en serais l'égérie.
Si l'amour devait avoir un coeur, tu en serais l'élue.
Si l'amour devait avoir un nom, ce serait Hyoni.

Tu es ma muse!
Une source d'inspiration aussi profonde qu'un abysse,
Aussi inépuisable qu'un sablier intemporel.

Je crois que mes yeux n'ont plus à regarder dans ce monde qui ne soit plus beau que toi.